Engagements

8 raisons méconnues de passer au bio

Par Lucas Le vendredi 26 juin 2020

agriculture bio

L’agriculture biologique fait beaucoup parler d’elle. La grande distribution et les marques de grande conso se sont vite emparée du marché et vendent aujourd’hui plus de la moitié des produits bio en France.

Mais ces nouveaux acteurs ne pratiquent pas l’agriculture bio telle qu’elle a été pensée. Il existe un monde entre le bio low cost et le bio engagé. Les producteurs et les marques pionnières du bio ont toujours eu une philosophie de production qui intègre le respect des écosystèmes, des animaux et des agriculteurs. Ils s’engagent souvent bien au delà du label AB, à l’inverse des grandes surfaces qui font du lobbying auprès de l’Union Européenne pour diminuer les exigences du label AB et produire toujours plus de bio low cost.

Mais comment donc s’y retrouver ? Comment différencier le bio low-cost du bio originel et engagé ? C’est bien pour cela qu’on lance La Fourche, une boutique en ligne de produits et de marques bio choisis pour leur engagement pour les valeurs originelles de la filière bio.

Et c’est important car l’agriculture bio engagée constitue une vraie solution aux défis environnementaux, sociaux et économiques que nous connaissons actuellement. Alors après un premier article sur les 7 bonnes raisons de passer au bio, voici 8 raisons supplémentaires d’embrasser la véritable agriculture biologique. Et certaines vous surprendront !

1. Manger bio pour sauver des vies

Ce n’est pas une blague. Les agriculteurs sont les premières victimes de l’agriculture conventionnelle. Plusieurs études ont démontré les risques accrus de cancers, de maladies cardiaques et neurologiques ainsi que d’autisme et de malformations congénitales chez l’enfant à naître. Et malheureusement, les agriculteurs qui en subissent le plus les conséquences sont les travailleurs les plus pauvres. Ils sont rarement protégés et peu informés des risques.

En France, la procédure pour faire reconnaître une maladie professionnelle s’apparente à un parcours du combattant. Cependant, après des années de procédures, 3 cancers et la maladie de Parkinson sont tout de même reconnus comme maladies professionnelles chez les agriculteurs.

2. L’agriculture biologique préserve les sols

préservation des sols en bio

En labourant trop profondément, en déversant des engrais chimiques et en abusant du désherbage, l’agriculture conventionnelle fait disparaître la matière organique des sols. A contrario les sols bio ont une couverture végétale plus dense et contiennent davantage de vers qui agissent comme les bâtisseurs du sol. Ils sont ainsi plus fertiles et plus stables et résistent beaucoup mieux aux aléas climatiques à l’origine de l’érosion.

En consommant bio, nous pouvons agir pour inverser la tendance. Mais il y a urgence. L’érosion et la mort des sols concernent déjà 17% de la surface de l’Union Européenne. En France, c’est 20% du territoire qui se transformera littéralement en désert d’ici la fin du siècle si nous ne faisons rien.

3. Les aliments biologiques ont de meilleures qualités nutritionnelles

Manger bio permet d’augmenter sa consommation d’antioxydants de 20 à 40% en moyenne. La conséquence ? La consommation d’antioxydants, comme la vitamine C ou les polyphénols, est associée à une diminution des maladies chroniques, cardiovasculaires ou neurologiques.

Autre nutriment essentiel : les acides gras oméga 3. Le lait et la viande de boeuf bio en renferment plus que leurs homologues conventionnels. Pourquoi ? Une meilleure alimentation des bêtes qui mangent davantage de fourrage vert plutôt que des billes de soja.

Au fait, à La Fourche, on sélectionne pour vous les produits ayant les meilleures qualités nutritionnelles et on vous explique comment on s’y prend sur notre site.

4. L’agriculture biologique permet d’éviter les produits trafiqués

On les connaît sous leur doux noms de E252 ou E276, ce sont les additifs alimentaires. Sur les 600 répertoriés, environ 50, considérés comme sûrs, sont autorisés dans le bio, et de manière beaucoup plus restrictive. Ainsi vous ne retrouverez jamais d’étiquette à rallonge chez un fabricant bio : pas d’arômes artificiels, pas d’édulcorants, pas d’exhausteurs de goût.

Qui dit additifs, dit produits trafiqués. L'UFC-Que-Choisir révèle par exemple certaines entourloupes des marques de grande distribution. Ça vous dit toujours de manger de la confiture de fraise sans fraise, du miel sans miel et du poivre aux noyaux d’olives ?

5. L’agriculture biologique peut nourrir l'humanité

Agriculture bio pour nourrir l'humanité

L’agriculture biologique c’est un truc de bobos : ça ne permettrait pas de nourrir tout le monde ? Détrompez-vous, les dernières études confirment que la productivité de l’agriculture biologique est à peine 10% inférieure à celle de l’agriculture conventionnelle, notamment lorsque sont appliquées des méthodes de polyculture. L'Etat du Sikkim en Inde a par exemple réussi à faire passer l'ensemble de sa production agricole au bio et à retrouvé un rendement agricole similaire après 6 ans de conversion.

Depuis 2013, les Nations Unies avancent même que ce schéma de polyculture biologique est le seul adapté à nourrir l'humanité car le conventionnel aura, à moyen-terme, un impact dramatique sur les sols et les rendements. Des scientifiques de l’Université de Cambridge estiment aussi que l’agriculture biologique peut nourrir l’ensemble de la population humaine sans augmenter la surface de terres cultivées, notamment en réduisant quelque peu la surface dédiée au bétail.

6. L’agriculture biologique interdit les OGM

Il y a un vrai débat sur l’utilité et la dangerosité des OGM. Développer des semences plus riches en nutriments, plus résistantes aux nuisibles ou aux aléas climatiques est pertinent, c’est bien ce que nos ancêtres ont fait en croisant des cultures pendant des millénaires.

Pourtant, la majeure partie des OGM aujourd’hui cultivés dans le monde, soja en tête, sont modifiés pour mieux résister aux herbicides, notamment le fameux Glyphosate. On récapitule : au lieu d’améliorer les rendements des plantes et leur résistance aux “nuisibles”, les grands semenciers les modifient pour pouvoir déverser encore plus de produits chimiques dessus. Produits qu’ils commercialisent eux-mêmes en parallèle. Un beau cercle vicieux si l’on se trouve du côté des paysans et des consommateurs.

Avec le bio aucun problème, tous les OGM sont interdits. Et du coup, les paysans bio conservent leur indépendance vis-à-vis des vendeurs de semences comme Monsanto et s’endettent beaucoup moins.

7. L’agriculture biologique crée de l’emploi

A production égale, une ferme bio nécessite en moyenne 60% de main d’œuvre en plus. Le niveau de transformation à la ferme est en effet plus élevé, les circuits courts, notamment pour l’alimentation des animaux, sont favorisés, et les tâches manuelles plus nombreuses pour éviter l’utilisation des pesticides. Et les exploitations bio sont aussi souvent plus petites, surtout celles qui pratiquent un bio engagé.

Cela a évidemment une répercussion sur les prix mais en mangeant bio vous contribuez à garder des campagnes dynamiques et des paysans indépendants.

8. L’agriculture biologique est bien contrôlée

Contrôle dans l'agriculture bio

On est tous furieux après les multiples scandales alimentaires de ces dernières années. Personne n’a envie de manger de la viande de cheval ou du lait contaminé. Là aussi le bio propose une vraie solution car c’est le mode de production agricole le plus contrôlé en France.

Les fermes, les transformateurs et les distributeurs sont contrôlés au moins une fois par an par des organismes certificateurs indépendants, eux-mêmes contrôlés par l’État. De nombreuses marques et producteurs vont bien plus loin en contrôlant systématiquement chaque récolte pour s’assurer de leur non-contamination.

Conclusion

L’agriculture biologique engagée est donc une solution à bien des problèmes, mais on peut lui reprocher son prix exorbitant. La faute en grande partie aux distributeurs qui augmentent leurs marges sur les produits bio car les consommateurs avertis sont prêts à payer davantage. En moyenne, ils margent donc 2 fois plus et sont responsables de la moitié du surcoût des produits biologiques par rapport aux produits conventionnels !

Mais il existe des alternatives pour démocratiser les produits bio de qualité et lutter contre les marges exorbitantes de la grande distribution. À commencer par nous, La Fourche. Nous proposons des produits bio au prix grossiste, sans appliquer de marge distributeur. Le modèle fonctionne grâce à une adhésion, seul revenu de la Fourche.

Je découvre le catalogue La Fourche

Pour les fruits et les légumes, le bon plan c'est d'adhérer à une AMAP, d’aller au marché de producteurs ou de trouver un magasin bio direct producteur car, comme nous, ils sautent les intermédiaires pour vous proposer un meilleur prix.

Alors, quand est-ce que vous passez au bio ? N’oubliez pas non plus que chaque achat est un acte de vote !

Lucas pour La Fourche.

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